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Carl GoodwinSapiteur en risque industriel

Litige contractuel après une mise en service ou un démarrage

Lorsqu’une installation neuve ou modifiée démarre en retard, n’atteint pas ses performances ou subit un incident de mise en service, exploitant, contractant et fournisseurs s’opposent sur les causes. L’expertise doit démêler des responsabilités techniques imbriquées : l’installation livrée était-elle prête, l’exploitant l’était-il, et qui a réellement bloqué le démarrage ?

Quelle est la situation ?

Un contrat de construction, de modification ou de fourniture prévoit une mise en service à une date et des performances garanties. Le démarrage prend du retard, ou l’installation n’atteint pas le débit, la qualité ou la disponibilité promis. Des pénalités, des surcoûts et des pertes de production sont en jeu. Le litige est porté devant le juge ou devant un tribunal arbitral, et une expertise est ordonnée.

Quelles questions l’expertise doit-elle éclairer ?

Pourquoi une expertise technique générale ne suffit-elle pas ?

La construction se juge sur plans et sur essais. La mise en service se juge aussi sur la préparation de l’exploitant et sur la conduite des premières semaines. Il faut avoir organisé une préparation opérationnelle et un démarrage pour savoir ce qu’on pouvait raisonnablement attendre de chacun, et à quel moment.

Qu’apporte le sapiteur ?

Il n’interprète pas le contrat.

Voir aussi : incident au démarrage ou au redémarrage, installations pétrolières et gazières, le sapiteur, cadre juridique.

Questions fréquentes

Pourquoi les mises en service donnent-elles lieu à des litiges ?

Parce que c'est le moment où les responsabilités se croisent : le contractant a construit, l'exploitant prépare ses équipes et ses procédures, les fournisseurs livrent les équipements. Un retard ou une contre-performance peut avoir plusieurs origines imbriquées.

Qu'est-ce que la préparation opérationnelle ?

C'est l'ensemble des travaux qui rendent l'exploitant prêt à recevoir et conduire l'installation : organisation, recrutement et formation, procédures, pièces de rechange, systèmes de maintenance, interfaces avec les contractants.

Le sapiteur interprète-t-il le contrat ?

Non. L'interprétation du contrat relève du juge ou de l'arbitre. Le sapiteur établit les faits techniques : l'état de préparation de chaque partie, la chronologie, les causes techniques des retards et des contre-performances.

Rédigé par Carl Goodwin, sapiteur en risque industriel. Mise à jour : .

Définitions : Référé-expertise · Dire