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Carl GoodwinSapiteur en risque industriel

Litige après la cession d’un actif industriel

Après l’acquisition d’un site ou d’un actif industriel, l’acquéreur découvre des défauts : corrosion étendue, barrières dégradées, travaux de mise en conformité, organisation défaillante. Le litige porte alors sur des questions de fait : depuis quand le défaut existait-il, que révélait la documentation communiquée, et une due diligence technique pouvait-elle le déceler ? Le sapiteur apporte ici une expérience de la due diligence et de l’audit.

Quelle est la situation ?

Un actif industriel change de mains : usine, dépôt, champ de production, installation gazière. Quelques mois plus tard, l’acquéreur découvre un état des installations sensiblement différent de celui qu’il attendait. Des travaux importants s’imposent, parfois un arrêt. Il se retourne contre le vendeur, sur le fondement des garanties contractuelles ou de la garantie des vices cachés. Le vendeur répond que l’acquéreur savait, ou aurait dû savoir.

Quelles questions l’expertise doit-elle éclairer ?

Pourquoi une expertise technique générale ne suffit-elle pas ?

Constater un défaut est à la portée de tout technicien. Établir ce qu’une due diligence pouvait en déceler suppose de savoir comment ces examens se conduisent. Que demande-t-on, qu’obtient-on, que voit-on en visite ? Et qu’est-ce qui échappe nécessairement à un examen mené en quelques semaines ?

Qu’apporte le sapiteur ?

Il ne qualifie pas les faits juridiquement.

Voir aussi : dégradation non détectée, parcours, le sapiteur, cadre juridique.

Questions fréquentes

Sur quels fondements l'acquéreur agit-il ?

Selon le cas, sur les garanties du contrat de cession, notamment une garantie de passif, ou sur la garantie des vices cachés, qui vise les « défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine » (art. 1641 du code civil). Le choix et l'appréciation du fondement relèvent du juge.

Qu'est-ce qu'une due diligence technique ?

C'est l'examen de l'état d'un actif avant son acquisition : intégrité des installations, maîtrise des risques, conformité, organisation, travaux à prévoir. Elle repose sur la documentation communiquée et sur des visites de site, dans un délai contraint.

Le sapiteur dit-il si le vendeur a dissimulé le défaut ?

Non. Il établit ce que révélait la documentation, ce qu'une due diligence diligente pouvait déceler, et depuis quand le défaut existait. La qualification juridique appartient au juge (art. 238 CPC).

Rédigé par Carl Goodwin, sapiteur en risque industriel. Mise à jour : .

Définitions : Référé-expertise · Dire · Pré-rapport