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Carl GoodwinSapiteur en risque industriel

Accident attribué à une erreur humaine : établir les causes profondes

Une vanne ouverte au mauvais moment, une alarme non traitée, une étape de procédure sautée : l’accident est imputé à l’opérateur. L’expertise doit établir pourquoi l’erreur était possible et pourquoi rien ne l’a rattrapée. Conclure à un défaut de formation est tentant ; la cause réelle est plus souvent la fatigue, la surcharge, un problème connu jamais traité ou une dérive lente des pratiques.

Quelle est la situation ?

Les premiers constats désignent un geste ou une omission. L’exploitant y voit une faute individuelle, la victime ou ses ayants droit un manquement de l’organisation. Dans une procédure pénale comme dans une action en faute inexcusable, la question devient : l’erreur était-elle prévisible, et l’organisation avait-elle fait ce qu’il fallait pour l’empêcher ou la rattraper ?

Quelles questions l’expertise doit-elle éclairer ?

Qu’apporte le sapiteur ?

Voir aussi : facteurs humains, organisation et gouvernance, faute inexcusable, défaillance d’une barrière de sécurité.

Questions fréquentes

Une erreur de l'opérateur suffit-elle à expliquer un accident industriel ?

Rarement. L'erreur se produit dans des conditions données : fatigue, surcharge, effectifs, problèmes connus mais non traités, dérive des pratiques, pression de production. Le défaut de formation, souvent invoqué, est rarement la vraie cause. L'expertise établit ce qui a rendu l'erreur possible et pourquoi aucune barrière ne l'a rattrapée.

Quelles méthodes permettent d'aller au-delà de l'erreur humaine ?

Les méthodes d'analyse des causes de la profession : arbre des causes, nœud papillon, diagramme d'Ishikawa, cinq pourquoi, complétées par une analyse des facteurs humains et organisationnels.

Rédigé par Carl Goodwin, sapiteur en risque industriel. Mise à jour : .

Définitions : Facteurs humains et organisationnels (FOH) · Retour d'expérience (REX) et base ARIA · Faute inexcusable de l'employeur